Les 10 grandes résolutions pour construire le Paris de demain

Actualités • 11 mai 2021

En mars 2021, la ville de Paris a divulgué 10 grands objectifs environnementaux et sociaux pour le développement immobilier, donnant ainsi un avant goût de la ligne directrice du nouveau Plan Local d’Urbanisme actuellement en rédaction. À travers ce nouveau plan local d’urbanisme parisien, c’est une ville 2.0 que l’on impose aux acteurs de l’immobilier parisiens. La clef, un PLU perçu comme une nouvelle contrainte ou bien, pour les plus optimistes, une porte ouverte aux opportunités. Au programme : chantier vert, économie circulaire, sobriété énergétique, collectivisme…

La réalisation de ces objectifs contribuera à construire le Paris de demain, une mégalopole durable et solidaire. Mais quels sont ces grands objectifs? Nous les avons détaillés pour vous…

1. Promouvoir la mixité dans les projets

L’objectif premier de ce pacte serait de créer une ville plus mixte et solidaire. Faire de Paris une ville accessible pour les citoyens et répondre à tous les besoins en logement des différentes classes sociales. Comment ? Via le développement d’une mixité dans les projets. La création de logements sociaux est fortement conseillée dans les arrondissements et quartiers déficitaires. Les immeubles de plus de 800 m2 quant à eux devront afficher au minimum 30 % de social, contre 20 % à 25 % actuellement.

2. Éviter l’imperméabilisation des sols et enrichir la biodiversité

L’étalement urbain et la construction sont les principales causes de la fragmentation des habitats naturels et de la dégradation des sols. Pourtant leur préservation est primordiale puisqu’ils jouent un rôle essentiel dans la régulation des gaz à effet de serre. En Europe, on estime des milliers de terrains de la taille de nos métropoles perdus dû à la construction et l’expansion urbaine. Les maîtres d’ouvrages seront donc chargés de limiter la dégradation de la terre et du patrimoine végétal de l’environnement concerné. Quand l’artificialisation du sol est inévitable, ils devront proposer une solution écologique de compensation. Ils auront donc une double mission : ne pas endommager mais adapter les méthodes d’aménagements à l’environnement du chantier.

3. Protéger la végétation, la développer et créer des îlots de fraîcheur

Au programme : des espaces verts, protection de l’environnement, développement de l’agriculture urbaine, introduction de végétation dans l’architecture, préservation et plantation d’arbres… L’objectif sera de créer un réel espace de végétation. Ainsi, ils participeront à l’objectif de la ville de Paris; 170.000 arbres plantés dans les six prochaines années. Le pacte de la construction parisienne par ce troisième point se réfère à un exemple concret de valorisation de l’eau à travers son Plan Paris Pluie.

4. Protéger le patrimoine, insérer le projet dans son environnement immédiat

Paris ayant un patrimoine architectural emblématique, il va s’en dire que les acteurs de la construction devront respecter l’environnement architectural et être cohérent avec le paysage du quartier. Cet objectif se fonde sur une démarche de conservation de notre patrimoine. Comme exemple notable de réhabilitation de bâtiment, on peut citer l’Université Science Po Paris qui fêtera en 2022 l’ouverture de son nouveau campus, un bâtiment d’exception réhabilité en un espace d’accueil pour les étudiants. Les acteurs de la construction sont invités à éviter toute standardisation et créer un tissu urbain harmonieux. Sans oublier l’aspect social, il faudra veiller à respecter les attentes et besoins de celles et ceux qui travaillent et vivent dans le quartier.

5. Restructurer plutôt que démolir, réemployer plutôt que jeter

Ce qui n’est plus bon n’est pas forcément à jeter ! Un objectif qui fait la part belle à l‘économie circulaire, le déchet devient une ressource. Ce fonctionnement n’étant pas encore complètement intégré dans les métiers de la construction. La réutilisation des déchets pour les promoteurs immobiliers inclut de nouveaux processus comme des diagnostics de réemploi dans le cadre d’une démolition ou encore la création d’un espace de stockage temporaire pour accueillir ces matériaux. Chaque année, c’est 42 millions de tonnes de déchets produites mais seulement 1 % réemployés. Une partie de ces déchets sont recyclés, par conséquent on peut imaginer que la matière première de ces déchets est encore réutilisable et pourrait s’inclure dans un système d’économie circulaire. L’association Booster du réemploi a pour ambition de réduire de 20 % à 30 % l’impact carbone du secteur du bâtiment en conseillant et accompagnant les maîtres d’ouvrages tout au long du processus de réutilisation des déchets.

6. Sobriété énergétique et bas carbone

L’exploitation de l’habitat représente 40 % de l’empreinte carbone du bâtiment. Les maîtres d’ouvrage sont invités à bousculer leurs habitudes en termes de ressources, en favorisant circuits courts et matériaux durables (biosourcés, recyclables…). Tout en élaborant de réelles stratégies énergétiques durables, ils pourront impacter positivement l’environnement. Comme solutions alternatives, on peut citer l’installation de panneaux solaires, le recours à des processus industriels innovants, l’adoption de conception bioclimatique…

7. Favoriser un chantier optimal, qualitatif, à faible impact sur son environnement et créateur d’opportunités économiques

La ville de Paris s’est fixée un objectif bas carbone à l’horizon 2050 et propose donc une charte “durables à faibles nuisance”. Les nuisances de chantier devront être limitées pour les riverains et l’impact positif et économique de l’opération dans son environnement devra être optimal. La mutualisation des transports devra être au centre de la logistique du chantier, tout en favorisant le transport fluvial et ferroviaire.

8. Dimension collective du projet : urbanisme de transition et participation citoyenne

Pour cette 8ème priorité, quartier rimera avec cohésion sociale. Les porteurs du projet sont invités à créer une dimension collective à leur chantier en alliant intérêts locaux et intérêts privés. Cette priorité répond à une démarche de participation citoyenne, il s’agira donc d’accélérer le dialogue entre les collectivités locales et les citoyens lors des différentes phases du projet. Le développement d’une structure permettant une activité liée à l’économie sociale et solidaire est fortement encouragée et serait une belle évolution par l’arrondissement. Il faudra imaginer le projet avec un horizon différent et peu commun, puisque le développement d’hébergement d’urgence est lui aussi fortement encouragé.

9. Création de “communs “, mixité des usages, mutualisation et démocratisation des bâtiments

Pour ce neuvième objectif, c’est l’intérêt général qui prime, une réelle invitation à démocratiser les bâtiments en créant une synergie et de l’animation urbaine grâce à l’inclusion de différents acteurs publics. Le projet répondra à différents types d’usage et devra contribuer à la création d’une synergie entre ses usagers. Un exemple notable que l’on peut citer serait le développement de tiers lieux, comme un espace de travail de co-working alliant petites entreprises, entrepreneurs et plus grosses sociétés. Au rez de chaussée de la construction, ils privilégieront le choix de commerces à impact, incitant donc la consommation responsable des citoyens. Concernant les commerces, les porteurs du projet sont appelés à envisager des aides au démarrage et à proposer un montant.

10. Réversibilité, évolutivité et modularité

La modularité et l’architecture réversible sont des atouts face à la crise de l’habitat. Les acteurs du secteur immobilier sont conviés à concevoir des logements qui peuvent changer à travers le temps et les besoins. Une famille qui accueille un nouveau né pourra modifier l’espace de son habitat pour créer une pièce supplémentaire par exemple. La finalité de ce type de construction est de lutter contre l’obsolescence urbaine en imaginant des bureaux réversibles en logements. Le logement évolutif a pour mission de s’adapter au mode de vie de ses habitants, il est donc modulable et reconfigurable.

Atteindre les objectifs fixés par ces dix grandes résolutions représente un défi majeur, à la hauteur des enjeux pour le secteur de l’immobilier. Ce sera sans aucun doute un véritable challenge pour les opérateurs immobiliers qui devront redoubler d’efforts et d’innovations pour y parvenir. 

Anaxago encourage tous les opérateurs à s’engager pour le développement de l’habitat durable. Nous avons développé une solution de financement dédiée aux projets les plus vertueux afin de mobiliser des investisseurs engagés. Nos Green Bonds permettent aux opérateurs de financer les fonds propres de leurs projets à impact, de donner de la visibilité à leurs opérations et de mobiliser des investisseurs engagés pour les soutenir dans leur démarche. 

Nous sommes convaincus que la finance a un rôle prépondérant à jouer dans cette transition qui s’engage et Anaxago sera le partenaire financier des opérateurs ambitieux sur le volet environnemental et social.   

À lire également, Stratégie ISR Anaxago Immobilier. 

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